" LES FEMMES NE SONT PAS FAITES                             POUR COURIR "

 

 

 

Dans le cadre de mon engagement bénévole au "Laboratoire de l'Egalité" (www.laboratoiredelegalité.org/) dont je suis administrateur, j'ai consacré cet ouvrage aux discriminations sexistes dans le sport

 

 

PAROLES D'AUTEUR

 

QUEL EST LE PROPOS DE CE LIVRE ?

Patrick BOCCARD : J’ai été conduit à écrire ce livre dans le cadre de mon engagement bénévole au « Laboratoire de l’Egalité », que j’ai rejoint comme administrateur il y a quelques mois. Le « Labo » est une association créée en 2010 pour promouvoir une culture de l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les secteurs de la vie économique. La lutte contre les stéréotypes et les discriminations qui en résultent est une priorité du Labo. Dans ce cadre, nous avons passé un accord avec l’Editeur BELIN pour produire une collection – d’Egale à Egal – d’ouvrages pédagogique sur les différents domaines où les stéréotypes existent : les salaires, la télévision, l’orientation professionnelle … Ce ne sont pas des ouvrages techniques mais de vulgarisation, courts, accessibles à tous. Il s’avère en plus que je connais le sport pour être depuis toujours un amateur du sport et un sportif amateur, même si les 3h30 réalisées au marathon il y a quelques années ne sont plus à ma portée ! De plus, mon parcours professionnel s’est en partie déroulé en proximité avec le sport, qu’il s’agisse de mes responsabilités au service communication du Cabinet du Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des sports ou des références récurrentes puisées dans le sport à d’autres postes.

 

QUE DIT CE LIVRE ?

Patrick BOCCARD : Comme tous les ouvrages de la Collection d’Egale à Egal, il tente de rendre visible les stéréotypes, en les identifiant dans leur dimension historique et dans leur réalité contemporaine, en expliquant leurs origines, en critiquant leur fondement et en proposant des voies pour les éradiquer.

 

QUE MONTRE L’HISTOIRE ?

Patrick BOCCARD : Sur le plan historique, les stéréotypes et les discriminations dont souffrent les femmes qui pratiquent un sport sont aussi vieux que le sport. Ils reposent sur des pratiques, des idées et des cultures créées par des hommes pour des hommes. Cela dès l’Antiquité où les femmes étaient exclues des enceintes sportives et bien sûr interdites de pratiquer un sport. Jean Jacques ROUSSEAU, pourtant assez ouvert à une société « équilibrée », s’est fait le chantre de cette conception machiste en affirmant dans « L’Emile » que « les femmes ne sont pas faites pour courir ». Plus près de nous, alors qu’il souhaitait moderniser les Jeux Olympiques, Pierre de COUBERTIN a cédé à cette tradition culturelle en affirmant que la place des femmes était en dehors des stades, ou alors pour y poser les couronnes de laurier sur la tête des « vainqueurs ». Ce n’est que très récemment, lors des Jeux d’hiver de 2014 à Sotchi, que l’ensemble des épreuves se sont ouvertes aux femmes et que des compétitions mixtes ont été organisées.

 

QU’EN EST-IL AUJOURD’HUI ?

Patrick BOCCARD : Les choses se sont améliorées avec le temps et surtout grâce aux luttes portées par des femmes, parfois par des hommes, auxquels se sont associées des collectifs, associations ou autres, pas uniquement féministes contrairement à ce que disent les tenants du système. Aujourd’hui les femmes pratiquent de plus en plus le sport, mais pas encore autant que les hommes. Elles sont plus attirées par un sport santé-nature, l’hygiène et l’entretien du corps, que par la compétition et la volonté de se mesurer et de battre les autres. Elles sont souvent cantonnées dans des disciplines dites féminines. Néanmoins, certaines ont montré leur capacité à faire aussi bien voire mieux que les hommes, à l’image des Florence Arthaud, Michèle Mouton et autres Alexandra Ledermann, qui ont battu des hommes sur leurs propres terrains de jeu. Au delà de ces cas particuliers, on constate que les femmes arrivent à se faire une place au soleil de disciplines dont les hommes s’étaient arrogés le monopole, tels que les sports collectifs, les sports de contacts ou les nouvelles disciplines de glisse ou urbaines… Mais elles ne peuvent toujours pas accéder aussi facilement que les hommes au sport et lorsqu’elles le font, comme c’est par exemple le cas des athlètes de haut niveau, il y a deux poids et deux mesures, qu’il s’agisse des règles même du jeu, des rémunérations, de la médiatisation, de la préparation de la retraite… Il n’y a quasiment pas de femmes aux postes à responsabilités dans les associations et les fédérations, pas plus qu’à des postes d’entraineur(e)s, d’arbitres ou à la tête des entreprises qui font du business dans le sport. Par contre, elles sont toujours les cibles de plaisanteries graveleuses, d’insultes, voire de violences physiques. Et lorsqu’elles se hissent au niveau des performances des hommes, elles sont suspectées de ne pas être de vraies femmes et doivent subir d’humiliants tests de féminité, dont les résultats sont contestés par la science !

 

SUR QUOI REPOSENT LES STEREOTYPES ?

Patrick BOCCARD : Comme tous les stéréotypes de genre, ceux qui nourrissent l’univers sportif reposent sur des représentations et sur une conception de leur rôle qui les confinent dans leur rôle de mère, d’amante ou d’épouse, ou sur une soit disant infériorité physique ou inaptitude à la compétition. Le poids de ces stéréotypes et la dureté des discriminations qui y sont associées sont mécaniquement aggravés par le milieu socio-culturel ou économique auquel les femmes appartiennent…

 

COMMENT LUTTER CONTRE CES STEREOTYPES ?

Patrick BOCCARD : L’égalité dans le sport résultera tout à la fois de changements individuels et d’évolutions collectives.

Les parents et l‘école ont un rôle primordial à jouer, notamment en évitant d’entretenir les stéréotypes : le foot n’est pas réservé aux garçons, pas plus que la danse aux filles ! Mais les institutions sportives ont également une responsabilité en la matière et doivent ouvrir leurs portes aux femmes, en tant que pratiquantes et en tant que responsables. Comme il s’agit d’éviter la fabrication et la diffusion de représentations, les médias et les journalistes sont bien entendu très concernés, qu’ils soient sportifs ou généralistes. Ils doivent éviter d’être des relais complaisants de stéréotypes éculés et faire une place aux femmes dans leurs effectifs, cesser de leur confier le rôle de potiches à la plastique séduisante. Enfin, ils doivent rendre compte et promouvoir les sports féminins. Les études récentes montrent que l’opinion est très ouverte à des avancées dans ce registre.

 

COMMENT FAIRE EVOLUER CES ATTITUDES ET COMPORTEMENTS ?

Patrick BOCCARD : Le laisser faire est la pire des choses. Le changement spontané est une vue de l’esprit, ou plus précisément une ligne de défense des tenants du système. Certes, des évolutions se produisent ça et là, mais rarement par enchantement. Comme en politique ou dans la vie économique, il faudra sans doute temporairement agiter la carotte et le bâton, par exemple en imposant des normes telles que les quotas. Pour regrettables que puissent être la contrainte et la sanction, elles sont souvent efficaces. Il faut également stimuler la diversité et la parité, par des règles et des dispositifs opposables aux structures éducatives et aux organisations sportives. De même, il faut que les subventions publiques accordées aux acteurs du sport – associations, fédérations, collectivités publiques et territoriales…- soient soumises à des critères de parité : on ne peut financer des organisations ou des équipements où les femmes ne sont pas les bienvenues.

 

N’EST-CE PAS UNE UTOPIE FACE A LA MARCHANDISATION CROISSANTE QUI ELOIGNE LE SPORT DE SES VALEURS FONDATRICES ?

Patrick BOCCARD : Le sport ne peut se limiter à une économie du rendement, dont le seul vainqueur est celui qui impose sa supériorité au vaincu, physiquement ou financièrement. Il ne s’agit pas non plus de renoncer à l’effort physique, à l’émulation, à l’envie de progresser, au plaisir reçu, partagé et donné aux autres. Il ne s’agit pas d’inviter les femmes à entrer dans un système de références masculines où compétitions et performances constituent l’unique Graal. Il s’agit de restaurer un cadre d’activités physiques et sportives où chacune et chacun, quels que soient son sexe, son âge, ses origines, ses diplômes, puissent choisir sa place, apporter sa contribution, en fonction de ses moyens, de ses besoins, de ses désirs et ambitions. Ces évolutions doivent être portées par un nouvel ordre sportif. L’adaptation des codes, des règles, des rites et des rythmes aux aspirations et aux contraintes des femmes, ce qui d’ailleurs est de mieux en mieux accepté par les hommes, peut débarrasser le monde sportif de son endogamie et des dérives qu’elle génère. Le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans le sport n’est plus un combat des unes contre les autres, mais un progrès pour l’ensemble de la société.

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L’AUTEUR

Amateur de sports et sportif amateur, Patrick BOCCARD a dirigé pendant 30 ans la communication de plusieurs entreprises et organisations françaises et internationales, dont le Secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports. Il s’est toujours efforcé d’associer le sport à la conduite des politiques de communication interne et externe dont il était en charge (organisation de « challenges » internes pour améliorer l’intégration et la cohésion des équipes, mise en place de projets de sponsoring pour renforcer la visibilité ou la personnalité de marques, mise au point d’évènements à caractère sportif pour renforcer la relation clients…). Aujourd’hui consultant indépendant en management et communication, il consacre une partie de son activité au bénévolat. Il est membre du conseil d’administration du Laboratoire de l’Egalité.

SOMMAIRE

 

Avant-propos : La partie est engagée… elle n’est pas encore gagnée

  1. Le monde sportif : un fief sexiste
  2. Le sport s’est construit sans les femmes : une histoire au masculin
  3. Un parcours de combattantes : stéréotypes et préjugés en boomerang
  4. Les femmes n’arrêteront plus de courir : graines d’espoir ou faits porteurs d’avenir
  5. Toutes et tous sur la ligne d’arrivée : aller plus vite, viser plus haut, frapper plus fort

Conclusion : Tout donner, ne rien lâcher

  • Notes bibliographiques
  • Dates-clés
  • Chiffres-clés
  • Quiz

 

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AVANT-PROPOS : LA PARTIE EST ENGAGEE…

ELLE N’EST PAS ENCORE GAGNEE

 

En affirmant que « les femmes ne sont pas faites pour courir », Jean-Jacques Rousseau (dans Émile ou de l’éducation, 1762) relayait une misogynie qui ont par la suite été progressivement battus en brèche par le développement massif de l’activité physique et sportive.

Depuis ses origines ludiques, éducatives, militaires, jusqu’à ses formes contemporaines, le sport – haut lieu de la virilité, temple de la force, du muscle, de la sueur et de la compétition – a été d’un accès difficile pour les femmes, jusqu’à leur être interdit en certains lieux et à certaines époques.

En Occident particulièrement, de réelles avancées ont été obtenues dans le sillage de l’émancipation des femmes. Celles-ci ne sont plus seulement vouées à la gymnastique et aux pratiques individuelles jugées légitimes pour leur santé, leur beauté et leurs capacités reproductives. Elles peuvent désormais pratiquer des sports collectifs ou d’affrontement – tels que l’athlétisme, le football, le rugby, le tennis, la boxe ou l’aviron – participer à des compétitions, y compris internationales. Et se montrer très performantes. On les soupçonne alors, parfois… de ne pas être de vraies femmes. Mais les inégalités perdurent : conditions d’accès et de pratique, formation, entraînement, revenus, médiatisation, responsabilités dans les instances sportives… sont encore très tributaires du genre.

Le sport est un phénomène social universel auquel on attribue une série de fonctions bénéfiques, éducatives, émancipatrices, politiques, économiques, sociales, culturelles… Il n’y a donc aucune raison pour que les femmes, présumées émancipées, éduquées, actives, n’y accèdent librement. Ni qu’elles ne puissent participer à la gestion des institutions sportives qui organisent le monde sportif et dessinent le sport de demain, qu’elles souhaitent plus égalitaire.

L’objet de cette synthèse sur les inégalités entre les femmes et les hommes dans le sport est de pointer le parcours d’obstacles dressés sur le chemin de toutes les candidates potentielles aux sports, qu’elles soient amateures ou professionnelles. D’en montrer l’archaïsme et l’inéquité, et d’évoquer les pistes de progrès et les multiples bénéfices que les individus et la collectivité pourraient tirer d’un monde sportif où femmes et hommes joueraient d’égales à égaux.

 

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CONCLUSION : TOUT DONNER, NE RIEN LACHER

 

« Il nous faut réinventerune anthropologie de l’égalitéqui entrelace le féminin et le masculin, pour faire société ensemble. » (Irène Théry, sociologue, Observatoire de l’égalité, 2010.)

D’un côté, le sport est devenu la panacée, paré des vertus de l’endurance, du dépassement de soi, de l’esprit d’équipe, de la solidarité, le remède à tous les maux physiques, sociaux, économiques, politiques de l’humanité, le garant de la santé physique et psychique des individus. On ne compte plus les professions de foi sur le rôle du sport dans l’éducation, l’insertion, l’union des peuples… et les injonctions médicales sur les dangers de la sédentarité. Ce discours a pris tant d’importance que ne pas faire de sport devient suspect. On peut se demander alors quelle raison il y aurait de priver qui que ce soit des bienfaits de l’activité physique et sportive.

Mais le sport n’a pas que des supporteurs. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les dérapages et les excès du sport de compétition, camouflés sous l’étendard de nobles valeurs souvent bafouées par ses pratiques inégalitaires, sa violence, ses dérives marchandes et mafieuses, l’usage de la drogue, la corruption, la course ininterrompue à la victoire, l’instrumentalisation politique.

Il se trouve que l’arrivée en nombre des femmes sur la planète sport remet en question, « l’ordre sportif masculin ». Celui-ci a trop longtemps toléré les dérives en tous genres, sous prétexte que la compétition serait l’essence du sport, alors qu’elle n’est que le produit de nos sociétés du « toujours plus ». Mais comme le soulignait le sociologue Pierre Bourdieu, « l’ordre masculin ne se justifie pas, il est ».

 

Un progrès individuel et collectif

Prendre en compte le genre dans la politique du sport, introduire plus de mixité dans le sport supposent de revoir l’ensemble des pratiques et des organisations. Ce peut être une opportunité exceptionnelle de réinventer un nouvel ordre sportif. Non parce que les femmes sont de doux anges, mais parce que l’adaptation des codes, des règles, des rites et des rythmes à leurs aspirations, à leurs contraintes, peut débarrasser le monde sportif de son endogamie.

Il ne s’agit pas d’inviter les femmes à entrer dans un système de références masculines où compétitions et performances constituent l’unique Graal. Le sport ne peut se limiter à une économie du rendement, dont le seul vainqueur est celui qui impose sa supériorité au vaincu. Il ne s’agit pas non plus de renoncer à l’effort physique, à l’émulation, à l’envie de progresser, au plaisir reçu, partagé et donné aux autres.

En restaurant un cadre d’activités physiques et sportives où chacune et chacun, quels que soient son sexe, son âge, ses origines, ses diplômes, puissent choisir sa place, apporter sa contribution, en fonction de ses moyens, de ses besoins, de ses désirs et ambitions.

Le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes ne doit pas être un combat des unes contre les autres, mais un progrès pour l’ensemble de la société. À ce prix, l’égalité femmes-hommes dans le sport peut être un moyen d’émancipation individuelle et de progrès collectif. Au profit du monde sportif : il pourra se ressourcer et construire un nouveau paradigme. Au profit des sportives et des sportifs : elles et ils pourront trouver, ensemble, un sens commun à leurs pratiques. Au profit de la société tout entière : citoyennes et citoyens constateront que les valeurs sportives peuvent s’incarner dans une compétition respectueuse des corps et des personnes, organisée autour de règles équitables, orientée vers des objectifs responsables et pacifiques.

Néanmoins, cette vision d’une pratique sportive réconciliée avec ses valeurs revendiquées ne saurait faire oublier que rien n’est jamais gagné ; les retours en arrière sont toujours possibles, les dérives aussi. Comme dans un marathon, les derniers kilomètres de l’égalité seront les plus durs à franchir. Il faut donc tout donner et ne rien lâcher !

 

LA COLLECTION « EGALE A EGAL »

 

La Collection « Egale à égal » est publiée en partenariatavec Le Laboratoire de l’Égalité, créé en 2010 pour obtenir la mise en œuvre effective de l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes dans tous les secteurs de la vie économique, associative et publique, et à tous les niveaux de décision. Ses trois objectifs prioritaires sont :

  • rassembler les acteurs de l’égalité professionnelle,
  • interpeller les décideurs économiques et politiques,
  • sensibiliser l’opinion publique.

Il a pour particularité de faire travailler ensemble sur ses projets des personnalités de diverses sensibilités politiques, femmes et hommes issus de tous les secteurs: associations, réseaux de femmes, entreprises, fonction publique, syndicats, monde politique, recherche, médias…

La Collection « Egale à égale » a été conçue pour balayer les idées reçues, montrer les bénéfices individuels et collectifs d’une culture commune de l’égalité entre les femmes et les hommes et en finir avec le système inégalitaire de partage du pouvoir entre les femmes et les hommes.

Au rythme de 4 ouvrages par an, de ton, de poids et de prix légers, mais lourds de contenus, la Collection Egale à égal illustre les multiples aspects des inégalités qui subsistent entre les femmes et les hommes. Chaque livre traite plus particulièrement d’un domaine inégalitaire : professionnel, éducatif, domestique, sportif, médiatique… Au fil de la collection se précisent les interactions entre les différentes inégalités. Elles forment un système de partage – ou plutôt de non-partage – de pouvoir bien installé : efficace certes, mais aujourd’hui archaïque et même contre-productif, compte tenu de l’émancipation des femmes et de leur rôle dans la société.

Dès les premiers titres parus en 2014 et en mars 2015, on voit bien où se situent les blocages :

  • les 3/4 des tâches ménagères assumées par les femmes;
  • les décalages de salaires qui génèrent de plus en plus de travailleuses pauvres;
  • l’orientation scolaire sexuée qui débouche sur des professions masculines nobles, alors que les féminines restent auxiliaires;
  • les obstacles musclés à l’accès et à l’exercice du sport de haut niveau pour les femmes;
  • l’image des « femmes Barbie » véhiculée par les médias;
  • les difficultés des hommes, même de bonne volonté, à renoncer aux avantages acquis…

À travers les 6 premiers titres, une grille d’analyse se précise. Elle doit permettre un décryptage plus objectif de la réalité et une évolution des comportements.

  • Les inégalités s’enracinent dans la même origine : la séparation universelle des espaces et des rôles des femmes et des hommes, assortie de la dévalorisation de la sphère féminine préjugée domestique et utilement « complémentaire ». Or, quelle peut être aujourd’hui la justification de ces espaces et de ces rôles séparés alors que les femmes sont de plus en plus souvent « cheffes » de famille et constituent la moitié de la population active, alors que de nombreux hommes souhaiteraient s’impliquer de plus en plus dans leur rôle de père et constituent la moitié de la population parentale.
  • Les modes de transmission et de reproduction de ces inégalités, qualifiées de « naturelles », continuent à véhiculer des prescriptions sur ce que doit être une « vraie » femme et un « vrai » hommeL’éducation, traditionnellement résistante aux changements, est en effet le plus souvent différente en fonction du sexe, qu’elle soit familiale, scolaire, universitaire. Le conservatisme des milieux politiques et économiques rivalise avec le conformisme et l’opportunisme des médias et du marketing obsédé par la différenciation des « cibles ». Or ces différences sociales et culturelles sont artificielles, construites et non innées. Les femmes et les hommes ont autant de désir, d’ambition et de capacités dans tous les domaines.
  • « Sexe fort vs sexe faible », « cerveau droit vs cerveau gauche », « père gagne pain vs maman – nounou », « filles dans les lettres, garçons dans les sciences », « hommes experts, femmes décoratives »… Tous ces préjugés sexués, d’un autre âge, continuent à circuler et à être considérés par un grand nombre comme des vérités cautionnées par la biologie. Or les femmes transgressent en permanence ce qui n’est qu’injonction et n’a rien de naturel, elles prouvent aujourd’hui leurs talents dans tous les domaines, quand on leur permet de les exercer! Le sexe dit faible démontre qu’il ne l’est pas.

Le gaspillage humain et économique des différences de traitement entre les sexes est considérable et mesurable ; les solutions sont à portée de la main. Elles sont développées dans chaque ouvrage de la collection, émaillé d’exemples et de citations.

 

Autres titres

  • François Fatoux, Et si on en finissait avec la ménagère ? Sur la répartition des tâches ménagères entre les femmes et les hommes,Éditions Belin, 2014, / 5,90 €
  • Annie BatlleLes femmes valent-elles moins cher que les hommes ? Sur les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes, Éditions Belin, 2014 / 5,90 €
  • Françoise VouillotLes métiers ont-ils un sexe ?, Pour sortir des sentiers battus de l’orientation des filles et des garçons», Éditions Belin, 2014, / 5,90 €
  • Patrick Boccard, « Les femmes ne sont pas faites pour courir, Sur les discriminations sexistes dans le sport, Éditions Belin, 2015, / 5,90 €
  • Arnaud BihelA la télévision les hommes parlent, les femmes écoutent ! Sur la place des femmes à la télévision, Éditions Belin, 2014, / 5,90 €
  • Patric Jean, Les hommes veulent-ils l’égalité ? Sur l’engagement des hommes en faveur de l’égalité, Éditions Belin, 2015. / 5,90 €

 

En vente 5,90 € en librairies,

sur le site des Editions Belin (http://www.editions-belin.com/)

et sur la plupart des sites de vente de livres en ligne

 

 

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