POINTS DE VUE

J.L. MELENCHON, LES LECONS D'UNE HYPER COMMUNICATION DIGITALE

 

http://www.frenchweb.fr/jean-luc-melenchon-les-lecons-dune-hyper-communication-digitale/289948?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=914ca5b822-EMAIL_CAMPAIGN_2017_05_03_AM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-914ca5b822-106723877

 

Commentaires PBC : une analyse de la pertinence de la stratégie digitale du chef de file des "Insoumis", notamment par l'explication du contournement des médias via Facebook et Youtube et de la mobilisation des internautes. N'empêche que le talent de l'homme reste la pierre angulaire du dispositif : la culture, l'humour et l'art oratoire qu'il a déployés ne doivent pas être sous-estmés.     

LA COMMUNICATION EST-ELLE UN VRAI METIER ?

 

http://www.focusrh.com/tribunes/la-communication-est-elle-un-vrai-metier-par-frederic-fougerat-29660.html

 

Commentaires PBC : quelle drôle de question posée par un professionnel qui dirige la communication d'un des plus beaux groupes francais ! Bien sûr que la communication est un vrai métier, comme celui de vacher ou d'astronaute. Il requiert des connaissances, des savoir-faire et de l'expérience, à l'image de celui qui doit assurer la pérennité et la santé d'un troupeau de vaches ou qui travaille à des tâches de haute précision dans un module de quelques m3, à des milliers de kilomètres d'altitude. Certes la complexité de l'un n'est pas la même pour l'autre et les conséquences des choix et décisions prises n'a pas exactement la même ampleur... encore que. Mais la communication est surtout mal connue et souvent mal aimée. Non sans raison. Mal connue parce que nombre de professionnel.le.s pratiquent ce métier avec une "discrétion" qui dépasse souvent les contraintes de la vraie vie, convoquant sans cesse l'impératif de la confidentialité voire du secret et prennent un malin plaisir à faire "les important.e.s." Mal aimée pour les mêmes raisons, auxquelles s'ajoutent la proximité-complicité avec les dirigeants et autres décideurs interens ou externes. Mais la communication peut être pratiquée dans la simplicité de la transparence et du partage. Le communiquant n'est-il pas d'abord le pédagogue de son travail et de son action. Rédiger rapidement un texte accessible, convaincre honnêtement un interlocuteur, a fortiori gérer une crise sont des occasions de montrer la spécificité de la communication, sa complexité, son incertitude quant aux résultats et son exigence psychique et physique. Un vrai métier quoi ! Mais il est vrai que les cordonniers sont les plus mal chaussés...    

LES DIRCOMS FACE A DES ENJEUX TECHNOLOGIQUES INEDITS

 

http://www.strategies.fr/blogs-opinions/idees-tribunes/1064117W/les-dircoms-face-a-des-enjeux-technologiques-inedits.html

 

Commentaires PBC : outre que l'auteur s'assure la promo de sa plate-forme, il tend a réduire la communication à de la tuyauterie efficace et il considère que les enjeux technologiques sont inédits. Bien sûr  l'intégrité des systèmes est essentielle. Mais l'enjeu n'est pas nouveau. Il est exacerbé par l'irruption massive et très rapide de technologies et notamment des algorythmes. La sécurisation de l'émission des messages est plus que jamais indispensable, de même que leur tracabilité. Mais ces impératifs sont davantage du ressort de techniciens avisés des spécificités de la communication, que de ceux qui concoivent, structurent et formalisent les argumentaires et autres messages. Le cas Vinci est à ce titre particulièrement instructif : il s'agit d'un manque de protection des systèmes de diffusion, plutôt que d'une erreur de communication. Ce risque est vieux comme la diffusion de fausses informations. Même si l'ampleur et la vitesse de la propagation n'a plus rien à voir avec l'époque ou l'on diffusait des communiqués de presse par la poste ou par des coursiers...   

Et une interpellation de plus, celle-ci vis à vis des économistes et de leurs obligés, au rang desquels les politiques sont en bonne place

http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/12/15/de-l-ideologie-a-l-utopie_5049313_3232.html

 

Commentaires PBC : je mentionnais dans mon commentaire précédent l'interpellation d'un industriel du luxe; ces deux chercheurs entonnent le même air... que je partage totalement; il s'avère que je viens de rédiger un article à paraitre mi-janvier dans la revue "REBELLEs" (http://rebelles-lemag.com/category/rebelles-le-magazine/) à laquelle je collabore régulièrement (voir onglet "CONTRIBUTION" de ce site) et qui porte sur le même thème...  Contrairement aux deux auteurs de cet article, je ne suis pas un économiste distingué, mais un observateur attentif et optimiste de ce monde qui change, d'où mon intérêt pour les questions et les remises en question qui fâchent : « Au fil des années, la vulgate économique, reprise en boucle par une armée de cabinets de conseil, a accouché d’un ensemble de clichés : ainsi l’argument « mais cela va être terrible pour la croissance ! » permet généralement de clore la discussion sans se demander si la croissance en question est nuisible à court ou à long terme, quel est son contenu en termes de justice, d’impact social et écologique…

(…)

Le discours standard obscurcit ainsi une évidence : c’est l’homme, sa liberté, son bonheur qui constituent la seule richesse, et ce n’est que parce qu’ils permettent son développement que la monnaie, les marchés et l’entreprise trouvent la justification de leur existence. Les concepts économiques – produit intérieur brut (PIB), croissance, chômage, inflation – ne sont que des constructions intellectuelles, une interprétation partielle de la réalité et une représentation (très imparfaite) de certains aspects de la réalité. L’expertise économique tend à réifier le monde sous un masque d’« objectivité », à le réduire à une chose manipulable dans tous les sens du terme. Comme l’attestent de nombreux travaux historiques et anthropologiques – et plus prosaïquement l’expérience de la vie quotidienne –, l’échange marchand capitaliste fondé sur la recherche exclusive de la valeur d’échange ne constitue qu’un mode de circulation possible parmi d’autres (don, réciprocité, échange marchand simple…).

(…)                                                   

Malheureusement, nos élites semblent plus que jamais encastrées dans des concepts économiques quantitatifs qui renvoient aux enjeux d’un autre siècle (la reconstruction au sortir de la seconde guerre mondiale). Leurs points de vue, sous une apparente diversité, réitèrent en permanence une vision du monde réactionnaire, alors même que les enjeux de soutenabilité nécessiteraient la construction de nouveaux indicateurs de bien-être et du vivre-ensemble. Une refondation de l’économie et de la société par la base a ainsi été enclenchée, mais son succès dépendra de la mobilisation de l’ensemble des acteurs : épargnants, investisseurs, consommateurs, entrepreneurs et décideurs publics. Il reste à les fédérer, à leur donner un langage commun qui les ancrerait dans un projet de long terme s’incarnant dans l’action, comme pratique de la théorie. C’est ici que le politique pourrait retrouver sa noblesse."

Une interpellation supplémentaire sur les errements de notre système 

http://www.lepoint.fr/montres/johann-rupert-le-luxe-doit-se-faire-plus-discret-15-12-2016-2090587_2648.php?

 

Commentaires PBC : je ne connais pas ce Monsieur ni ses marques, ni ses produits mais je me réjouis de le voir grossir les rangs de ceux qui s'inquiètent des errements de notre système, de ses inéglaité croissantes et de son oubli des valeurs qui fondent nos sociétés : "Notre société honore les mauvaises personnes. Celles qui font le bien sont reléguées en dernière page des journaux. Et puis il y a ces footballeurs qui gagnent des millions. Ces designers de mode qui se tiennent au bout du podium après un défilé, ou ces femmes payées pour porter des tenues ridicules. Cela fait vraiment trembler, ce à quoi les gens sont prêts pour attirer l'attention. Où sont nos valeurs ? ». (...) "La mondialisation, la révolution numérique et les progrès de l'intelligence artificielle ont ouvert de nouvaux horizons. Mais ils risquent aussi d'aggraver le chômage et les inégalités (...) Ces forces menacent d'éclipser des compétences humaines extraoridnaires et des siècles de culture et de savoir faire"

Un cruel mais juste bilan de la communication politique... applicable à la communication en général ?

 

http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2016/12/06/31001-20161206ARTFIG00252-valls-a-evry-ou-les-derniers-feux-de-la-communication-politique.php

 

Commentaires PBC : à dire vrai, en regardant la "mise scène"  de l'annonce de candidature de E. VALLS, j'ai été très étonné de voir autant de "clichés" accumulés; cet article démonte parfaitement toute la mécanique mise en oeuvre et explique pourquoi finalement tout cela sonne creux; la reprise du fameux : "la forme, c'est le fond qui remonte à la surface" trouve dans ce cas un "profond échos du vide" de la parole de nombre de politique; la désaffection, qui souvent précède le rejet, dont ils souffrent n'est pas en soi un problème; c'est pour la société, et notamment pour ses jeunes pousses, que cela peut inquiéter... Un pays peut-il avancer sans pilote ? Les algorythme et les machines vont-elles prendre le pouvoir où sommes nous à l'aube d'un désordre incontrolable, que certain.e.s récupéreront pour en abuser ? Mais soyons attentifs à ce que ces mêmes questions interpellent la "classe dirigeante" dans son ensemble... à la rare exception de quelques un.e.s qui se remettent en cause et cherche des voies nouvelles pour retrouver la confiance disparue et emmener avec eux, celles et ceux qui n'ont pas renoncés et qui pensent qu'une société "équilibrée" est le meilleur antidote à l'égoisme fou qui se répand partout.

Com' agressive et provocation : back to basics pour Donald Trump

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/elections-americaines/20161005.OBS9415/com-agressive-et-provocation-back-to-basics-pour-donald-trump.html#

 

Commentaires PBC : le monde politique a décidemment peut de scrupules à utiliser les ressorts les plus archaiques et les plus pervers de la communication; à quelques mois des élections présidentielles, les exemples français s'observent chaque jour, à droite comme à gauche, de la part des candidats expérimentés comme des novices et les choses ne devraient pas s'améliorer au fur et à mesure que l'échéance s'approchera; l'exemple de D. TRUMP en est tristement annonciateur

Dircoms : les 4 imperatifs de leur nouvelle feuille de route

http://business.lesechos.fr/directions-marketing/communication/communication-digitale/0211286452416-dircom-les-4-imperatifs-de-leur-nouvelle-feuille-de-route-300249.php

 

Commentaires PBC : rappel intéressant, mais en fait rien de bien nouveau dans ces 4 impératifs :

  • S'organiser pour être réactif
  • Dialoguer tous azimuts
  • Accepter de ne plus tout maîtriser
  • Valoriser le ROI des actions

Les pratiques de management les plus innovantes du monde

 

http://www.journaldunet.com/management/expert/58679/les-pratiques-manageriales-les-plus-innovantes-du-monde.shtml?een=904f60a25411ecab2347857112b0b5c8&utm_source=greenarrow&utm_medium=mail&utm_campaign=ml156_devenircharisma

 

Commentaires PBC : sous ce titre lapidaire, l'auteur se livre à une analyse fouillée des différentes théories et pratiques de management et présente une explication convaincante de l'absence d'innovations en la matière : les concepts des grands gourous anglo-saxons n'ont pas évolué depuis des décennies, ils résultent d'une pensée logique et sont fondés sur des modèles statistiques et mathématiques, relayés par des enseignants fortement imprégnés de ce mode de pensée ... qui font que le chef continue à prescrire et à controler le travail de ses équipes !

Pour l'auteur, la difficulté d'innover en management est dûe au fait qu'il est difficle de se remettre en cause et que la peur de faire des erreurs et de rencontrer des oppositions paralyse...  

Même si le changement culturel est long à obtenir - c'est un enjeu spatio-temporel - il est possible à condition de privilégier la confiance, l'engagement et la responsabilisation, le plaisir et le bien être des équipes, l'agilité et la liberté, la collaboration, la créativité...

Pour réinventer son management, il faut éprouver le besoin de changer, communiquer sur ses intentions, créer le besoin de changement, mobiliser l'intelligence collective et instituer des communautés.

Un retour aux fondamentaux rafraichissant...  

Faire de l'entreprise un bien commun

 

Les Echos 26.05.16

 

Depuis le boycott par des consommateurs anglais du sucre de canne des Caraïbes produit par des esclaves au XVIIIe siècle, l'affaire est entendue. Aux yeux d'un consommateur responsable, la mission de l'entreprise ne se réduit pas à engranger des bénéfices. Une entreprise est un créateur essentiel de richesse et de progrès, mais elle ne peut pas fonctionner comme si les conséquences de son activité pouvaient être cantonnées en son sein, comme si une paroi étanche existait entre le dedans et le dehors, comme si elle pouvait supprimer ses externalités négatives.

A l'intérieur et à l'extérieur de son périmètre, des parties prenantes, toujours plus nombreuses, se mobilisent pour défendre à la fois leurs intérêts particuliers et leur conception de l'intérêt général. La prise en compte et la convergence de ces aspirations multiples forment ce qu'on appelle depuis cinquante ans la responsabilité sociétale de l'entreprise (RSE). Avant de devenir la règle, grâce à la vision de certains dirigeants visionnaires, elle a longtemps été traitée avec dédain, désinvolture ou opportunisme.

La RSE est donc une idée ancienne et puissante qu'il faut réactualiser en permanence. Il s'agit, pour l'entreprise, de servir le bien commun, c'est-à-dire le progrès pérenne de la collectivité. De bâtir un équilibre entre des intérêts en partie divergents, au nom d'impératifs partagés. Par la RSE, l'entreprise se dépasse et se renforce. En articulant plus étroitement ses causes sociétales avec son activité principale et son besoin impératif d'être profitable pour investir, l'entreprise assume son impact sur la société et l'environnement. Par le biais des types d'emplois et de formations qu'elle offre, des produits qu'elle fabrique et de son mode d'utilisation des ressources, elle peut l'infléchir. Quand un grand fabricant de boissons décide de faire recruter 5 millions de femmes par ses embouteilleurs locaux dans les pays en développement, l'imbrication est claire. L'industriel employeur donneur d'ordres sait que son investissement dans l'emploi féminin peut doper les revenus des familles et favoriser des communautés plus riches consommant plus de ses boissons. Le cercle est vertueux.

La RSE est devenue un pilier de la stratégie. Les années de récession, les bénéfices réduits, la pression des actionnaires ont conduit à inventer de nouveaux modèles. L'époque de la RSE philanthropique, qui consistait à redistribuer une portion des profits au bénéfice de quelques parties prenantes, est révolue. Désormais, les entreprises les plus avancées dessinent chaque initiative RSE afin qu'elle s'intègre dans leurs opérations et tire leur croissance. Elle est même un instrument de gestion des risques, tant la négligence des enjeux de RSE peut coûter cher en réputation. 

La transformation numérique, en brouillant les frontières entre l'intérieur et l'extérieur de l'entreprise, en bousculant les rapports entre l'entreprise et ses parties prenantes, en propulsant le client dans un rôle moteur, rend cette mutation indispensable. C'est enfin un moyen décisif d'attirer et de retenir les talents des générations nouvelles qui ont un sens aigu de l'équilibre entre l'entreprise et la collectivité.

Dans un environnement en changement chronique, la RSE devient à la fois le cap et le sens. L'entreprise n'est donc plus seulement un acteur comme un autre au service du « bien commun ». Métamorphosée par la RSE en archipel de responsabilité, elle devient elle-même un bien commun à part entière. Il convient de la protéger en tant que tel.

 

Commentaires PBC : un remarquable rappel des fondamentaux de ce qu'est - devrait être ? - une entreprise; quels que soient ses propriétaires, un espace ouvert entre "le dedans et le dehors", où se construit un équilibre entre "les intérêts particuliers et l'intérêt général"; un lieu de redistribution de profits au-delà de ses parties-prenantes financières; un "capital réputation" vital mais vulnérable, notamment vis à vis des nouvelles générations, de talents comme de clients, qui via les outils numériques peuvent vérifier que leurs valeurs, aspirations et besoins, individuels et collectifs, sont respectés et constituent bien "le cap et le sens" de l'action de l'entreprsie... la RSE a 50 ans, mais elle pourrait bien devenir le pire ennemi de la rentabiité à tous prix... à ce titre la polémique sur la rémunération des patrons est un signal fort

La confiance des français dans le domaine des marques

 

http://www.leparisien.fr/economie/business/marques-entreprises-a-qui-les-francais-font-confiance-et-pourquoi-02-05-2016-5759119.php

 

Commentaires PBC : synthèse d'une étude sur la confiance des francais dans le domaine des marques et des entreprises; sur le podium 1: DECATHLON, 2 : LEROY MERLIN, 3 : MICHELIN, auxquels s'ajoutent par secteur BONDUELLE (grande conso) PHILIPS (medias et techno) YVES ROCHER (cosmétique et luxe) EDF (énergie) MACIF (banque et assurance) LA POSTE (service public) SAINT GOBAIN (industrie); quelques enseignements : de bonnes vieilles marques ancrées depuis longtemps dans le paysage, pas de start-up, une banque coopérative devant tous les mastodontes plus ou moins touchés par les Panama papers et autres filouteries, une seule étrangère... ce classement assez étonnant s'explique par l'autre partie de l'étude consacrée au "pourquoi" les francais font-ils confiance à telle ou telle entreprise : en premier la qualité des produits et services (47%), en second la "préoccupation du made in france" (45%), en troisième "l'éthique sociale et financière" (44%)... puis on trouve plus loin "l'engzagement pour l'environnement" (30%), "les actionspour l'emploi des jeunes" (22%)... la notoriété (20%), "la crédibilité du Président (15%)... "la communication et la publicité" ferment la marche (7%) : le temps de "la com" et de l'image est en train de s'achever, celui de la responsabilité sociale, concrète, arrive... et c'est une bonne nouvelle !   

Un dirigeant sur deux ne connait pas les valeurs de son entreprise

 

http://www.lenouveleconomiste.fr/thierry-wellhoff-president-de-wellcom-les-valeurs-ne-sont-pas-des-objets-de-communication-10769/

 

Commentaires PBC : excellente analyse d'un sujet galvaudé, le constat qu'un dirigeant sur deux ne connait pas les valeurs de son entreprise !

Commentaires PBC : une contribution remarquable à la définition de ce qu'est une politique de ressources humaines

POUR QUE LE MANAGEMENT AGILE NE SOIT PAS UNE POSTURE

http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=021697623183&fw=1#

"Des colosses, finalement aux pieds d'argile, ont chuté sous les yeux ébahis du marché. Leader mondial du mobile, Nokia a raté la déferlante du smartphone et BlackBerry, inventeur du « data on the move », est resté en rade. Durant la même décennie, des géants comme Facebook, Google ou Zappos ont surgi d'un garage. Quoi de commun derrière ces extrêmes ? L'agilité ou son absence. Cette vertu désormais cardinale de l'entreprise s'applique à la stratégie, à l'organisation, au management et aux méthodes. Ce mot tiroir recouvre à la fois la souplesse et l'adaptabilité. Mais, au-delà du concept à la mode, dont le management est friand, la façade se lézardera chez ceux qui n'auront pas mesuré la profondeur de la remise en question nécessaire et qui se contenteront de quelques changements de pratiques opportunistes.

Dans cette affaire, c'est la survie des organisations qui se joue. Deux phénomènes disruptifs ont émergé. D'abord, l'environnement d'imprévisibilité et de chaos. Dans les entreprises, tout n'est que « volatilité, incertitude ("uncertain"), complexité et ambiguïté » (« Vuca » dans le discours militaire anglo-saxon). Ensuite, la désaffectation profonde de quatre employés sur cinq (sondage Deloitte et Gallup), qui se traduit par un manque d'engagement au travail. La conséquence est irréversible : face à l'extrême changement, le modèle traditionnel de management, basé sur le taylorisme et une structure bureaucratique, jette ses derniers feux.

Quand l'accélération l'emporte sur la vitesse, l'équilibre subtil entre innovation et production durable se gagne dans l'agilité. En embrassant les méthodes venues de la « tech », des entreprises infusent cette agilité dans leur modèle économique. A Snowbird (Utah), en 2001, les pères éclairés de l'Agile Manifesto en avaient gravé les principes fondateurs : primauté des interactions ; auto-organisation des équipes au fil de l'eau, où se combinent prise d'initiative, retour en boucle continue (« feed-back loop ») et travail en laps de temps courts (« sprints ») ; coévolution du produit, amélioré par itération pour enchanter le client placé au coeur du dispositif ; capacité à travailler à la frontière du chaos. A l'instar d'Amazon, de Netflix, de Pixar ou de Tesla, ces entreprises naviguent entre l'aléatoire et un équilibre mouvant.

L'agilité, c'est avant tout une mentalité en rupture et un savoir-être qui doit s'ancrer dans les fondations de l'entreprise. Impossible d'y basculer à moitié. Parsemer le système de pratiques de feed-back, de 360 degrés ou d'« open innovation » ne suffit pas. Tout le monde plonge (le leader, les managers et les collaborateurs), sinon c'est la sortie de route assurée. L'organisation qui s'y frotte invente une réelle ingénierie du savoir, qui révèle l'intelligence collective, seul moyen d'affronter la complexité au plus près du terrain. Le leader est le passeur qui permet l'émergence de ce nouveau comportement et l'animateur de la performance collective. Pour relever le défi, ce « scrum master » (chef de bande) doit lâcher prise, se dépolluer, se déconstruire et perdre toute forme d'arrogance. Son risque ? S'accrocher à des certitudes qui ont cessé d'être vraies. Lorsque l'agilité a infiltré les états-majors, des pratiques et des outils sont mis en oeuvre qui valorisent le talent plutôt que les compétences, favorisent la recherche du progrès et célèbrent le changement.

Toutes les entreprises ne seront pas élues. Et pour cause ! Se battre contre la force d'inertie des organisations, le poids des ego, le confort des silos, le besoin de sécurité individuel demande le courage de se délester de nombre de ses croyances et convictions. Poser le pied sur le fil tendu de l'agilité, c'est accepter, comme le funambule, un engagement radical, une prise de risque et une communication réinventée et productive. Autant de transformations profondes qui mettent du temps à infuser. Mais l'hésitation n'est pas permise, qui fait facilement glisser dans le vide."

Sans commentaires !

L'intelligence articifielle dope la productivité au détriment de l’emploi

 

 

http://www.aaas.org/news/increasing-use-autonomous-systems-could-threaten-jobs

 

Commentaires PBC : les progrès réalisés ces cinq dernières années en matière d’intelligence artificielle vont permettre de construire des robots capables d’exécuter presque toutes les tâches humaines, menaçant des dizaines de millions d’emplois au cours des trente prochaines années, s’accordent à dire des experts  lors de la conférence annuelle de l’American Society for the Advancement of Science (AAAS), à Washington. L’automatisation et la robotisation ont déjà bouleversé le secteur industriel ces quarante dernières années, dopant la productivité au détriment de l’emploi. Le nombre de créations de postes dans le secteur manufacturier a atteint son acmé en 1980 aux Etats-Unis. Depuis, il n’a cessé de diminuer, s’accompagnant d’une stagnation des revenus de la classe moyenne, a expliqué Moshe Vardi, directeur de l’Institute for Information Technology à l’université Rice (Texas). Selon lui, 10 % des emplois qui nécessitent de conduire un véhicule aux Etats-Unis pourraient disparaître en raison de l’automatisation de la conduite

Le management désincarné

 

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/ressources-humaines/harcelement-au-travail/021687745476-enquete-sur-les-derives-du-lean-management-207240.php?xtor=EPR-16-%5Bdrh%5D-20160216-%5BProv_%5D-1680730%402&WVjEQGJCFuteedhu.99

 

« Le management désincarné  » (La Découverte), vient de recevoir le Prix du meilleur ouvrage sur le monde du travail, organisé par le Toit Citoyen ; son autrice Marie-Anne Dujarier, chercheuse au Cnam-CNRS, y décrit les dérives du « lean management », le  management « par les nombres », et des « planneurs », ces cadres qui imposent de nouveaux standards « campées sur ordinateur, comme vu d’avion, en plan, de manière abstraite » ; ces « faiseurs et diffuseurs de dispositifs » qui « planent », sont chargés d’optimiser la performance d’une entité, de faire baisser les coûts (masse salariale, turn-over, absentéisme, risques...), d’augmenter la valeur dégagée par l’entreprise (rendement, productivité, taux d’occupation...), leur réussite se mesure à leur capacité à implémenter des dispositifs standardisés (ERP, lean, kaizen…) et à forcer le changement. Au service de la massification et de la standardisation, ces « planneurs», contrairement aux cadres de proximité, opèrent dans des bureaux éloignés des opérations concrètes et du terrain. Employés pour faire le « sale boulot managérial » ils ne font que manipuler des datas sur un écran. Qui sont-ils ? Ni experts d’un métier ou d’un secteur, ni entrepreneurs, ni propriétaires, ni chercheurs, ils sont intermédiaires financiers, auditeurs, ingénieurs méthodes, contrôleurs de gestion ou encore consultants, et rendent compte à des donneurs d’ordre (DRH, DSI, directeurs financiers et juridiques, associés de cabinet de conseil ou de fusions-acquisitions, etc.). « Dans le conseil, ce sont de jeunes diplômés de grandes écoles qui n’ont jamais mis les pieds en entreprise et passent leurs journées à manipuler des algorithme (…) ; l’inexpérience des dimensions matérielles, sociales et existentielles du travail devient alors une compétence pour ce genre de postes ».

 

Commentaires PBC : cette description, qui paraitra sommaire et exagérée à certains, met en lumière des excès réels (voir « commentaires » ci-dessous) ; il est cependant intéressant de constater que deux « écoles » s’opposent de plus en plus fréquemment : celle du management quantitatif, orienté vers la croissance à tous crins et celle d’un management plus flexible, ou autonomie et partage des décisions sont les référents-clés ; la fin du lean management n’est sans doute pas pour demain, d’autant que dans certains univers et pour certains profils, il semble apporter des résultats ; ce que l’on peut en revanche anticiper, c’est que cette approche de la conduite des hommes et des projets risque de ne pas répondre au désengagement croissant des salariés que de nombreuses enquêtes confirment ;  surtout pour les nouvelles générations, Y et bientôt Z, dont il semble qu’elles adhèrent davantage aux organisations qui ont opté pour des modèles inspirés de la culture start-up ; au delà de l’effet de mode, cette tendance, si elle se confirme dans le temps, risque de poser de délicats problèmes de recrutement, d’adhésion et de mobilisation aux grandes organisations pyramidales… reste qu’en période de chômage de masse, les marges de manœuvre des salariés et des candidats à l’emploi sont réduites et que l’automatisation croissante des tâches, dans l’industrie mais aussi dans les secteurs du service, ne va pas améliorer ce contexte…    

Entendre ou moquer : "les pleurnichards de l'entreprise" ?

 

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/ressources-humaines/bien-etre-au-travail/021693635065-les-pleurnichards-de-l-entreprise-207342.php

 

Commentaires PBC : deux livres sur le travail viennent d'être primés par un jury présidé par Jean Auroux; le premier, signé Corinne Berthaud « Cette comédie qu'on appelle le travail : retrouver sa dignité au boulot »; l'autre, rédigé par la sociologue Marie-Anne Dujarier, intitulé « Le Management désincarné ».

On a beau vouloir éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain, cette avalanche de livres - et de films - qui mettent en débat, et souvent dénoncent, la manière dont les entreprises « managent » leurs ressources humaines est révélatrice d’un malaise dont nous nous faisons depuis un bon bout de temps l’écho. On peut, comme le fait cet édito des Echos (15.02.16), juger que ces ouvrages "renvoient une image apocalyptique de la vie professionnelle !" et stigmatiser « les pleurnichards de l'entreprise" ou encore ironiser "Quelle horreur, la vie des salariés. Vite, créons dans chaque entreprise une cellule de soutien psychologique !".

On peut aussi penser qu’il y a un vrai problème, qu’il convient bien sûr de ne pas généraliser, qu'il vaut mieux regarder la situation en face pour tenter de la traiter. Car, parmi ces "pleurnichards", il est avéré qu'il y a de vraies souffrances et même quelques suicides qu'on doit éviter de minimiser.

D'autre part le succès, également avéré, des organisations qui tentent de recréer du lien, de la proximité, de l'horizontalité... auprès des jeunes générations, démontre qu'une alternative est possible.  

Les limites de la communication "marque employeur"

 

http://www.lejournaldesrh.com/la-marque-employeur-nest-plus-une-question-de-marque/?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=f02a74853b-FrenchWeb_PM_05_01_2016&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-f02a74853b-106723877

 

Commentaires PBC : Un constat réaliste sur les limites des stratégies (et des actions) de communication visant à construire une "marque employeur », les messages formatés sont concurrencés par le partage des expériences sur le web ...  Par les collaborateurs comme par les clients et par les citoyens...

Associer l'audace à la décision

 

http://www.usine-digitale.fr/article/si-l-on-veut-que-les-gens-aient-de-l-audace-il-faut-les-associer-en-amont-de-la-decision-conseille-didier-durandy.N352670

 

Commentaires PBC : énième comparatif entre l'entrepreneur californien et le français, mais une conclusion intéressante sur l'audace : elle ne peut surgir que si elle n'est pas limitée au niveau de l'exécution mais si l'on associe en amont de la décision

Pour un aggiornamento du management par le "command and control"

 

http://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2015/09/8407-et-sil-fallait-revoir-les-fondamentaux-du-management/

 

Commentaires PBC : Un point de vue supplémentaire sur la nécessité d'un aggiornamento du management par le "command and control"... Depuis 10 ans, les rangs de ceux qui sont convaincus que l'enjeu est de restaurer la confiance ne cessent de s'élargir... Il est donc - encore - temps de passer aux actes, car on ne peut se passer de l'adhésion de la génération Y et des suivantes pour relever les défis du nouveau monde - du travail mais pas seulement - qui s'installe.

47% des cadres ne sont pas fiers de leur entreprise

 

http://actualites.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/les-cadres-ne-sont-pas-fiers-de-leur-direction-generale.html

 

Commentaires PBC : selon une enquête réalisée par Cadres-emploi en janvier 2015 auprès de près de 4.000 cadres, 47% d’entre eux déclarent ne pas être fiers de leur entreprise, et en particulier de sa direction et de ses valeurs. Et plus ils sont jeunes, plus ils sont critiques envers les hautes sphères. Seuls 6,8% des 18-25 ans se disent fiers de leur direction générale, tandis qu’à l’opposé, 33% des plus de 65 ans ans le sont. Mais ces chiffres ne sont pas les seuls à être inquiétants. Si 80% des collaborateurs déclarent parler de leur entreprise à l’extérieur, seulement la moitié en font l’éloge. Ils sont même 6% à déclarer parler de leur boîte de façon « très négative ». Les pires détracteurs se concentrent dans le secteur de l’audit et plus étonnamment de l’Internet.

Portrait du manager à la française

 

http://www.franceinfo.fr/emission/c-est-mon-boulot/2014-2015/le-management-la-francaise-performant-mais-autoritaire-03-03-2015-16-29

 

Commentaires PBC : "Il la joue un peu perso, il est autoritaire mais il est aussi performant". Portrait du manager à la française dressé à la suite d'une étude réalisée par l'ESCP auprès de 2000 cadres étrangers travaillant dans des entreprises du CAC 40. Si près de 80% des cadres interrogés confirment que les français sont "performants", ils pensent également qu'ils sont poussés "au maximum de leurs possibilités" et souffrent d'une "culture exagérée de la hiérarchie", n'étant "pas très portés par le collaboratif", préférant travailler "de façon centralisée". ils sont perçus comme "arrogants" et "autoritaires"... Comme toujours à boire et à manger, mais l'erreur consisterait au déni ! Du travail pour les écoles de management...

Le changement devient permanent

 

http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0204196645875-le-monde-saccelere-le-management-doit-suivre-1098422.php

 

Commentaires PBC : depuis le temps que l'on dit que le monde change et que les entreprises doivent s'adapter... Pour l'auteur "le changement devient permanent. Cet axiome connu de tous est en train de provoquer une mutation de l’ADN des entreprises sans que celles-ci s’en rendent vraiment compte. La théorie de l’évolution n’épargne pas le monde économique et la sélection naturelle des champions de demain se fera parmi les entreprises qui auront laissé cette nouvelle réalité imprégner leur culture en profondeur... La gestion des ressources humaines se trouve face à un nouveau défi : maintenir un équilibre entre la mémoire, ce qui a assuré le succès passé, et une approche plus innovatrice ayant recours à de nouvelles expertises. L’entreprise doit s’enrichir de salariés habitués à des situations ambigües sachant travailler sous contraintes, permanents ou en transition lorsque les compétences internes manquent, et avant tout capables d’entrainer l’organisation dans ces projets successifs." Rien de bien nouveau, mais à force d'être dite, cette évidence finira par s'imposer. Reste à transformer en actes !

Le dirigeant n'est pas celui qui ordonne, il est celui qui emmène

 

http://www.strategies.fr/blogs-opinions/idees-tribunes/237758W/quand-les-pr-s-invitent-au-c-ur-du-business.html

 

Commentaires PBC : un point de vue intéressant sur le métier des PR et les enjeux qu'il doit relever : "le dirigeant n'est pas celui qui ordonne, il est celui qui emmène. Le dirigeant d'aujourd'hui n'est plus un chef, c'est un influenceur. L'essor extraordinaire des réseaux sociaux, la mondialisation des échanges et la crise économique ont remodelé le fonctionnement et les mécaniques de circulation des idées dans notre société. L'accès à l'information et la possibilité de s'exprimer vers un large public n'étant désormais plus un problème pour quiconque ou presque, une nouvelle culture du partage s'installe. Le savoir devient collectif.

Cette évolution des comportements et des attentes du public qui exige toujours plus de transparence et de sincérité, mais aussi davantage d'engagement du chef d'entreprise, au service non plus seulement de «sa» société mais de «la» société en général, constitue pour la profession des PR une révolution. Il s'agit en effet pour les PR de s'imposer en garant de cette réputation, de l'entreprise, de la vision et des valeurs de son équipe dirigeante. Car cette « reconnaissance » constitue aujourd'hui l'un de ses plus précieux actifs. Ainsi, les PR sont appelés, par le biais d'une méthodologie de l'influence, à devenir un des leviers du business et nombre de CEO s'organisent d'ores et déjà en conséquence.

C'est dire l'ampleur du big-bang qui secoue toute cette profession de la communication, appelée très vite à travailler différemment. A l'heure où la profession des PR doute et s'interroge sur son avenir, à l'heure où certains – de plus en plus nombreux – vont même jusqu'à crier haut et fort « PR is dead », il y a une formidable opportunité pour la profession de se réinventer et d'écrire son avenir sur le front du business, en alliant image et business, part de voix et part de marché, réputation et chiffres d'affaires. Mais il faudra pour cela répondre à un enjeu majeur qui consiste à évaluer l'impact des stratégies de PR et d'influence sur le comportements d'achat des consommateurs. Car la profession gagnera pour de bon ses lettres de noblesse si elle est en mesure d'afficher les mêmes indicateurs que n'importe quelle autre discipline de communication."

Reste à savoir si le big-bang annoncé et souhaité sera conduit par les professionnels des PR ou par d'autres acteurs émergents, ceux de la génération Y et Z, ceux qui ont créé et baigné dans la culture Youtube, Instagram et autres à venir... tant il est difficile de reconstruire une carte génétique structurée par d'autres signes, symboles et langages !

Les rites quotidiens de 26 artistes, écrivains, musiciens et penseurs

 

http://actualites.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/comparez-votre-emploi-du-temps-a-ceux-de-26-grands-artistes.html

 

Commentaires PBC : une étude originale et convaincante - "The daily routines - qui détaille les rites quotidiens de 26 artistes, écrivains, musiciens et penseurs universellement reconnus; si la plupart se révèlent plus oiseaux de nuit que couche-tôt, la durée de leur labeur varie énormément (1h par jour pour Kant contre 13h pour Balzac...); un point commun cependant : l'attention et le temps donnés à "voir du monde et à se détendre" (musique, jardinage, marche, jeux de cartes...); non seulement ces "routines" ont sans doute contribué à leur créativité, mais ils ont échappé au burn-out !

Des limites du héros charismatique

 

http://www.journaldunet.com/management/expert/58359/le-mythe-du-heros-charismatique.shtml

 

Commentaires PBC : un rappel synthétique des limites du héros charismatique à partir de quelques constats historiques (Jules César, Napoléon, la débâcle des Français à Sedan en 1870 et, plus près de nous, la victoire de l'équipe de France de football à la Coupe du monde en 1998...) qui montrent qu'au delà des chefs, la victoire et la performance résultent surtout des "mécanismes de progrès" mis en place et de leur interaction.

Chez les dirigeants le pyramidale et le matriciel restent la référence

 

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-108903-vers-le-management-de-demain-liberer-lintelligence-collective-1042908.php

 

Commentaires PBC : l'auteure suggère que "les entreprises se préparent à rompre avec l'actuel modèle de management pour s'adapter à un monde en mutation."  Il y a belle lurette que le modèle montre des signes d'essoufflement, non seulement dans les entreprises, mais dans bien d'autres univers, y compris le politique. Est-ce à dire que "l'intelligence collective" s'impose ou va s'imposer ? Rien de moins sûr tant les freins sont résistants. Chez les dirigeants pour lesquels le pyramidale et le matriciel restent la référence. La plupart l'ont appris dans les plus belles écoles. Les autres l'appliquent par ce mimétisme et ce conformisme qui abritent, un temps, de la critique des actionnaires et autres parties prenantes. Pourtant l'intelligence collective existe depuis longtemps. Sa mobilisation est simple pourvu qu'on le veuille vraiment. Elle repose sur des outils simples, validés dans des configurations extrêmement variées, efficaces, peu couteux et rapide à mettre en oeuvre. Mais notre expérience nous conduit à constater que les manifestations, souvent sincères, d'intérêt pour ces approches, restent souvent sans suite...

Le patron premier media de l'entreprise

 

http://www.strategies.fr/blogs-opinions/idees-tribunes/241621W/le-patron-est-le-premier-media-interne.html

 

Commentaires PBC : "le patron premier media de l'entreprise" ? Les exemples pullulent qui confirment ce constat. D'autres attestent du contraire ! Plusieurs facteurs sont à prendre en compte : l'entreprise d'une part (secteur, taille, historique de communication, culture, séquence de la vie de l'entreprise...), le patron d'autre part (parcours, compétences, performances... mais surtout appétit à s'exprimer, talent à communiquer de manière pertinente et efficace...) et les publics visés enfin (le client est concentré sur l'offre, le collaborateur sur la qualité de la stratégie et du management );. En ce moment particulièrement, la parcimonie s'impose, tant la crédibilité du dirigeant est affaiblie. L'efficience résulte plus que jamais de l'équilibre entre les différents médias - chauds et froids - qui portent la communication et de la réceptivité du message ! 

La capacité des économistes à anticiper et à résoudre la crise mise en question

 

http://econoclaste.org.free.fr/econoclaste/?p=12001

 

Commentaires PBC : les points de vue mettant en question la capacité des économistes à anticiper et à résoudre la crise sont légions. Celui-ci est "cash" mais aussi pessimiste que les autres !

"L’économie est en crise. Aucun économiste n’a prévu la crise récente, contrairement aux anthropologues. Les modèles des économistes se sont révélés totalement inadaptés pour réagir à la crise. C’est normal : ces modèles sont faux, fondés sur un paradigme néoclassique totalement inadapté. Les économistes utilisent ces modèles depuis environ un siècle et n’ont pas fait leur révolution copernicienne, qui les conduirait à adopter une réflexion comme la biologie avec Darwin, la physique avec Galilée, la psychologie avec Freud et la sociologie avec Michel Maffesoli (...). Quelles seraient les composantes d'une économie réellement humaine et scientifique ?

 

Elle devrait inclure les dimensions politiques, historiques, sociologiques, anthropologiques, gestionnaires, psychologiques, en bref, être une véritable science pluridisciplinaire, comme les sciences de l’éducation. Contrairement au monde enchanté des modèles néoclassiques, le monde réel est constitué de riches et de pauvres, et les riches exercent un pouvoir sur les pauvres pour rester riches. Observer l’économie dans le prisme de cette relation de pouvoir qui transcende le synallagmatisme échangiste, considérer la relation économique comme enchâssée dans le social, la tradition, les normes, les enjeux de pouvoir, permettrait de construire une économie authentiquement scientifique et propre à répondre aux multiples enjeux de demain.

 

Hélas, les économistes traditionnels ne tiendront aucun compte de ces approches modernes, trop peu mathématisées, trop « impures » pour les tenants d’une économie désincarnée. Ils seront encore une fois pris par surprise lorsque le séisme paradigmatique frappera leur discipline.

L'influence grandissante du bouche-à-oreille

 

http://www.challenges.fr/economie/20131202.CHA7782/les-marques-les-plus-recommandees-par-le-bouche-a-oreille.html#xtor=EPR-14-[Quot10h30]-20131202

 

Commentaires PBC : le bouche-à-oreille arrive largement en tête des éléments pris en compte par les consommateurs pour réaliser un acte d'achat et prend de plus en plus d'importance, qu'il s'agisse d'une recommandation positive ou négative, selon une étude du Boston Consulting Group. «Les consommateurs sollicitent les avis de leurs familles, amis, collègues et, de plus en plus, d'autres consommateurs», indique le rapport, soulignant que pour l'instant ces avis sont donnés à 90% dans le «monde réel» plutôt que sur Internet. En France, les marques qui enregistrent la plus belle progression en termes de revenus sur leur secteur suite à des recommandations sont Volkswagen et Toyota (automobile), Iphone (smartphone), Lidl (grande distribution), Free (téléphonie) et Crédit mutuel (banque)

Lutter contre les excès de zèle

 

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/20131029trib000793016/quand-goldman-sachs-suggere-a-ses-jeunes-recrues-de-se-menager.html#xtor=EPR-2-%5BBanque++Industrie+financiere%5D-20131031

 

Commentaires PBC pour fidéliser ses employés juniors, la banque d'affaires américaine réfléchit aux moyens d'améliorer leurs conditions de travail. Première étape : arrêter les excès de zèle, surtout le week-end; initiative prise à la suite du décès d'un stagiaire d'une filiale londonienne de Bank of America, mort d'épuisement après avoir travaillé trois jours de suite...

Commentaires PBC : à lire sans modération !

Commentaires PBC : l'article le plus fin lu à l'occasion de la Journée de la Femme

La grande OPA de la finance sur l'humanité

 

http://bibliobs.nouvelobs.com/rentree-litteraire-2013/20131105.OBS3979/flore-vasseur-la-grande-opa-de-la-finance-sur-l-humanite.html#xtor=EPR-1-[Hebdo]-20131206

 

Commentaires PBC : un très bon livre consacré à "la grande OPA de la finance sur l'humanité", disséquée, de la dérégulation des marchés à la convergence artificielle des économies européennes, permise par les petits mensonges des politiques et les traficotages des banques, afin de rendre possible la monnaie unique; l'auteur développe par ailleurs un discours parmi les plus fins sur la Journée de la femme (voir ci-dessus)

Repérer un manager toxique

 

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/management/test-exclusif-pour-reconnaitre-un-manager-toxique-56429.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20131107

 

Commentaires PBC : 10 questions et pas mal de repères pour identifier un "manager toxique"... et la confirmation qu'il en existe !

Le brand wedding

 

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/remuneration/7-pratiques-rh-qui-favorisent-le-bien-etre-et-la-motivation-60800.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20140303

 

Commentaires PBC : le brand wedding ? marier des marques de secteurs différents pour créer de nouvelles offres ! Apple est en train d'imposer la voiture connectée en lançant un prototype avec Ferrari...

La radio au service de la communication interne

 

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/management/radio-d-entreprise-les-drh-a-l-ecoute-de-leurs-collaborateurs-58652.php?xtor=EPR-101-%5BNL_13h%5D-20140102

 

Commentaires PBC : un media vieux comme le monde qui retrouve de la pertinence en ces temps de rumeurs et de crise : la radio au service de la communication interne

Google - et bien d'autres - sait où vous étiez vendredi 13 décembre à 16h14

 

http://www.challenges.fr/high-tech/20131219.CHA8655/big-data-comment-la-geolocalisation-de-google-traque-tous-vos-deplacements.html

 

Commentaires PBC : Où étiez-vous vendredi 13 décembre à 16h14? Vous ne vous en souvenez plus? Pas de problème, Google est là pour vous aider à retrouver la mémoire. Un service existe, qui enregistre toutes vos données de géolocalisation et vous les montre, à la minute près, sur une carte. Ce service d'historique de localisation n'est pas nouveau. Il existe depuis des années (il descend de l'ancien produit Latitude), mais je viens de le découvrir grâce à un article du site américain Techcrunch

Les entreprises recommandées par bouche à oreille ont de meilleures performances

 

http://www.challenges.fr/economie/20131202.CHA7782/les-marques-les-plus-recommandees-par-le-bouche-a-oreille.html#xtor=EPR-14-[Quot10h30]-20131202

 

Commentaires PBC : selon une étude du BOSTON CONSULTING GROUP réalisée auprès de 32.000 personnes menée dans 5 pays dont la France, "les marques qui bénéficient d'un niveau élevé de recommandation par bouche à oreille ont des performances qui dépassent de beaucoup celles des sociétés qui sont fortement critiquées". Le bouche à oreille permet aux marques d'apparaître "au milieu d'un monde saturé en messages médiatiques" comme le démontre "les 3.000 messages" quotidiens auxquels un consommateur occidental serait exposé ! De ce fait, les consommateurs ont de moins en moins confiance dans les médias traditionnels sollicitent les avis de leurs familles, amis, collègues et, de plus en plus, d'autres consommateurs", ces avis étant recueillis à 90% dans le "monde réel" plutôt que sur internet.

Les relations au travail se sont dégradées

 

http://www.challenges.fr/economie/20131009.CHA5334/74-des-actifs-estiment-que-les-relations-au-travail-se-sont-degradees.html#xtor=EPR-14-[Quot10h30]-20131009

 

Commentaires PBC : un sondage VIVAVOICE, réalisé en septembre 2013 auprès de 1003 personnes représentatives de la population active, révèle que si 58% des actifs se disent "assez" ou "tout à fait" heureux au travail, ils sont 74% à considérer que les relations au travail se sont dégradées ces dernières années. Les moins heureux sont les seniors et les ouvriers. Ce constat n'est qu'une confirmation d'une situation connue des spécialistes, à laquelle peu d'entreprises semble s'attaquer vraiment, qui peut pourtant porter de lourds préjudices à leur image et à leur réputation, mais aussi à leur productivité et à leur performance !   

87% des salariés français souffriraient d'insomnies à cause de leur travail

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/bien-etre-au-travail/un-francais-sur-deux-cauchemarde-a-cause-du-travail-55846.php?xtor=epr-101-%5bnl_13h%5d-20131021

Commentaires PBC : d'après le dernier Baromètre MONSTER recueilli auprès de 3786 personnes de plusieurs pays dont 780 français, 87% des salariés français souffriraient d'insomnies à cause de leur travail. En 2008, ils n'étaient que 52%... L'entreprise Pepsico, arrivée 2ème du classement des entreprises "great place to work", a mis en place une série de dispositions pour lutter contre ce type de situation : les horaires ont été aménagés, le télétravail a été choisi par plus d'un quart des salariés... Selon l'un de ses dirigeants "plus qu'un coût, c'est un investissement sur le long terme; plus les salariés se sentent bien au travail, plus ils sont productifs et plus cela génère de la croissance". Paroles d'évangile ! 

" Jeunes de France, restez-y"

 

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2013/10/10/jeunes-de-france-restez-y_3493381_3234.html

 

Commentaires PBC : en réponse à l'éditorial publié par F. MARQUARDT dans Libération du 3 septembre 2013 invitant les jeunes français à "se barrer" de France, les 2 co-fondateurs d'ITIZ, application de réservation de taxis pour smartphone lancée à Londres, Berlin, New York, disent " Jeunes de France, restez-y". En fait, au delà de la forme très interpellante,  les points de vue sont assez proches puisqu'ils se rejoignent sur la difficulté d'investir en France, sur l'utilité de se confronter à d'autres environnement et sur "les gisements de croissance et les opportunités immenses" que recèlent la France...

Les entreprises ne sont pas prêtes à faire face à l'impact d'une crise sur les réseaux sociaux

 

http://p2trc.emv2.com/HS?a=ENX7CqjR_oAR8SA9MKJDq5DnGHxKLeyhwvcStGb5lw8W0bBhOG5mpqVsje_HhdDKmlJ9

 

Commentaires PBC :  selon une enquête menée dans 12 pays en juillet 2013 par le cabinet d'avocats d'affaires Freshfields, Bruckhaus, Deringer LLP auprès de plus de 100 spécialistes de la communication de grandes entreprises, ces dernières ne sont pas prêtes à faire face à l'impact d'une crise sur les réseaux sociaux. Il leur faut en moyenne 21 heures pour réagir et, pour 18% d'entre elles, le délai de réaction est de 48 heures ! L'étude cite plusieurs exemples d'entreprises (Findus, Petit Bateau, La Redoute, Orange, Mattel...

Si seulement plus de dirigeants étaient passés par la fonction RH

 

http://business.lesechos.fr/directions-generales/gouvernance/si-seulement-plus-de-dirigeants-etaient-passes-par-la-fonction-rh-9200.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20131001

 

Commentaires PBC : depuis septembre 2012, suite au départ du DG, le site Electrolux de Revin (Champagne-Ardenne) est dirigée par son ex DRH, Agnès Llovera. Au terme de sa première année, elle confesse que "si seulement plus de dirigeants étaient passés par la fonction RH au moins une fois dans leur carrière et pas spécifiquement par une filière technique ou d’ingénierie, nous n’aurions pas besoin de légiférer sur certains sujets comme la mixité, l’égalité professionnelle, la diversité… Ces sujets seraient intégrés dans leur politique managériale de chaque jour. Il est vital d’avoir des connaissances sociales pointues pour conduire une entreprise. D’autant plus, qu’avec la crise, la conduite des hommes est bien différente.

L'économie collaborative : nouveau concept creux ou vraie révolution ?

 

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0203031075658-quand-le-partage-bouscule-l-economie-traditionnelle-611835.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20131001-[s=461370_n=3_c=304_]-1680730@2

 

Commentaires PBC : Nouveau concept creux ou vraie révolution ? Favorisée par la crise et l'essor d'Internet, l'économie collaborative, ou « économie du partage » (« sharing economy » aux Etats-Unis, où le concept est né), est en train d'irriguer tous les secteurs de l'économie. Les économistes N. Bouzou et Ch. Marquès en font le symbole du passage d'une économie de masse, issue des Trente Glorieuses, à un monde de la très haute valeur ajoutée, des micromarchés, de l'individualisation de l'offre, du développement durable et de l'accès, par opposition à la propriété matérielle : « l'économie collaborative repose sur le prêt, le don, l'échange, la location et la vente de biens d'occasion. Le principe est fondamentalement simple : l'usage d'un bien prime sur sa propriété »

 

Symbole de cette révolution : Airbnb. La société californienne a été inventée en 2007 par trois jeunes colocataires sans le sou. Etudiants, ils se demandent comment ils vont arriver à payer le loyer le mois suivant. Ils en discutent dans leur salon quand l'un d'eux fait remarquer que le lendemain débute dans la ville un congrès de design alors que tous les hôtels sont saturés. Un autre lance l'idée de louer le canapé. Une petite annonce et, la nuit suivante, trois inconnus dorment dans le salon. Aujourd'hui, le site qui propose des annonces dans 192 pays et 34.000 villes. Selon les analystes, réaliserait un chiffre d'affaires de 1 milliard de dollars, généré en prélevant une commission de 6 à 12 % sur l'ensemble des transactions réalisées entre particuliers sur la plate-forme.

 

Pour Loïc Le Meur, l'entrepreneur français installé à San Francisco, « il existe toute une génération qui est un peu fatiguée par les valeurs du consumérisme et qui est très concernée par la préservation de la planète. La crise a accéléré le mouvement. »

L'impossible réforme de l'Education nationale

 

http://www.liberation.fr/societe/2013/09/25/les-profs-inventent-s-adaptent-la-reforme-doit-venir-d-eux_934671

 

Commentaires PBC : une analyse éclairée et éclairante sur l'impossible réforme de l'Education nationale : chaque ministre accouche d'une réforme alors que l'école et les enseignants ont besoin d'un temps long pour digérer le changement, que le changement est organisé par une technostructure éloignée des réalités ... le changement ne se réalisera qu'à partir du moment où les enseignants en seront les acteurs... comme tous les changements! 

Consultation / concertation / coopération : étonnantes convergences...

 

Commentaires PBC : plusieurs articles de ces derniers jours font apparaitre d'étonnantes convergences autour de la consultation / concertation / coopération :

- interview de Bruno LATOUR (Le Monde 22/23 septembre p.15) : "aujourd'hui on s'imagine que l'on peut produire le bien commun, la volonté générale, sans les sciences sociales et sans enquête ! (...) On ne peut tout simplement pas s'en passer. Ce sont elles (les sciences sociales), entre autres, qui assurent la palpation nécessaire pour produire la volonté générale dans des situations qui deviennent de plus en plus complexes."

- interview de Pierre SAUVAGEOT, Directeur des Lieux Publics de Marseille et de Jean Louis FABIANI sociologue (Libération 20 septembre p.11 du cahier "Métamorphoses") : "On a vu arriver un public prêt à s'investir, c'est nouveau. (...) Il vient avec un propos. Je crois que ça correspond à une volonté assez forte de faire bouger cette ville. Les gens sentent que la solution ne viendra pas que du politique. (...) Mais ce qui peut faire la qualité d'un espace public, c'est une dimension de critique, surtout dans cette ville depuis longtemps travaillée par de fortes contradictions. Créer un espace public, c'est permettre, non pas la résolution de ces contradictions, mais leur manifestation en mots, en émotions."

- commentaires du texte publié par le pape sur son mode de gouvernement (http://www.lemonde.fr/recherche/?keywords=le+pape+demande+a+l%27%E9glise&qt=recherche_globale) : il rappelle "l'utilité de consulter avant de décider. (...) Je veux des consultations réelles, pas formelles."

- interview de Mathieu RICARD à propos de son livre "Playdoyer pour l'altruisme" (Edition NiL (Le Point 19 septembre p.98) : "Les nouveaux travaux montrent que la coopération a été, au cours de l'évolution, beaucoup plus créative que la compétition. (...) En réalité cette compétition est nuisible, car elle détériore les rapports humains et les conditions de travail. Il a été montré qu'elle diminue la prospérité de l'entreprise."  

Le discours corporate et la "culture d'entreprise"

de plus en plus difficiles à avaler

 

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/management/le-meilleur-des-rh-en-7-exemples-choisis-par-didier-pitelet-8490.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20130911

 

Commentaires PBC : Défiance, voire méfiance, manque de loyauté, parfois dénigrement ou manque de considération, les relations entre les entreprises et leurs employés sont dégradées. Le discours corporate et la "culture d'entreprise" sont de plus en plus difficiles à avaler pour des salariés qui se considèrent comme maltraités. On dit les jeunes de la génération Y sans foi ni loi, opportunistes, difficiles à manager et infidèles. Quant aux plus séniors, on les dépeint comme démotivés, découragés, parfois proches du burn out. A en croire les Cassandre, le tableau des RH est noir, très noir.

Pour Didier Pitelet, la réalité est moins sombre. Nombre d'entreprises n'oublient pas que l'humain est source de profitabilité au même titre que l'innovation, la qualité ou la bonne gestion financière. En témoignent les exemples qu'il présente dans son livre "Le prix de la confiance" où l'on découvre les pratiques de Michelin, Michelin, Ysance, Parrot, groupe Flo, groupe Casino, LVMH, BNP Paribas.

Les conditions de travail ont un impact négatif sur la santé des salariés

 

http://www.espacedatapresse.com/fil_datapresse/consultation_cp.jsp?ant=reseau_2769549

 

Commentaires PBC : interrogés sur les facteurs qui agissent sur leur santé, 46% des salariés considèrent que leurs conditions de travail ont un impact négatif sur leur santé. Un chiffre qui atteint 50% chez les 35-49 ans, 56% des CSP- et, plus surprenant, par 38% des CSP+. Cette perception vaut presque autant pour les salariés du secteur public (52%), que ceux du secteur privé (42%) et même les salariés à leur compte (46%).

L'impact des conditions de travail sur la santé apparait donc comme une préoccupation partagée par tous, quelle que soit sa condition sociale ou encore la nature de son activité. Mais près d'un français sur deux (47%) estime que le déficit actuel de la Sécurité Sociale est imputable à chacun d'entre nous. Ce sentiment d'une responsabilité individuelle peut apparaitre comme un début de prise de conscience collective...

De la difficulté à bien gérer le capital humain

 

http://www.lepoint.fr/economie/alerte-cherche-urgemment-un-sens-a-son-travail-16-09-2013-1731332_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130917

 

Commentaires PBC : une nouvelle race de consultants directement issue de la difficulté à bien gérer le capital humain : "Qu'est-ce que je fais au boulot ? Pourquoi je me lève le matin ?" Pas de réponse. Enfin, pas souvent. Au-delà de l'aspect financier, les salariés peinent à trouver une raison d'aller travailler toute la journée, cinq jours par semaine, quarante-sept semaines par an, pendant quarante ans de leur vie. Signe de ce mal-être, certains médecins du travail se retrouvent de plus en plus démunis face à des patients qui pleurent dans leur cabinet, ne sachant plus à quel saint se vouer. Cette difficulté de projection, cette quête de sens dans le milieu professionnel ont donné lieu à de nouveaux métiers, par exemple le "consultant-philosophe". 

Quel avenir pour le "Travailler pour soi" 

 

Commentaires PBC : Denis PENNEL, Directeur Général de la Confédération Mondiale des Services d’Emploi Privés suggère dans son ouvrage ("Quel avenir pour le travail à l’heure de la révolution individualiste ?" Edition Le Seuil) que demain l’emploi sera fragmenté, individualisé, à la carte. La relation de subordination sera remplacée par une relation de collaboration, dans laquelle la maîtrise et l’aménagement des tâches par les salariés eux-mêmes seront déterminants.

Mettre en valeur ses points forts plutôt que de remédier à ses points faibles

 

http://www.challenges.fr/management/20130920.CHA4579/les-managers-ont-tort-de-vouloir-corriger-nos-points-faibles.html

 

Commentaires PBC : une thèse intéressante suggérant que l'efficience - et le bien être - reposent sur notre capacité à mettre en valeur nos points forts plutôt que de remédier à nos points faibles ...

L'écoute et le travail "jouissif"

 

http://www.challenges.fr/economie/20130524.CHA9873/les-conseils-de-richard-branson-pour-etre-un-bon-patron.html#xtor=EPR-14-[Quot10h30]-20130524

 

Commentaires PBC : encore un patron - et non des moindres - qui prône l'écoute et le travail "jouissif"

Les -bonnes - réponses de 3 "manageurs du passé"

 

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/management/eiffel-fouquet-les-freres-lumieres-les-bonnes-vieilles-pratiques-de-management-6692.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20130523 

 

 

Commentaires PBC : si l'on ne prépare pas le monde de demain avec des recettes d'hier, on peut encore préparer de bons plats dans de vieux pots; la sélection des 3 "manageurs du passé" présentés par cette collection est pertinente, même si d'autres auraient pu être également présentés; l'actualité des questions de management qu'ils ont traitées - voire résolues - est frappante, comme l'est la différence des réponses qu'ils ont mises en oeuvre par rapport aux recettes qu'affectionnent la majorité des manageurs d'aujourd'hui ... et de ceux et de ce qui les forment !  

Le pire des métiers... reporter !

 

http://www.careercast.com/content/top-200-jobs-2013-181-200

 

Commentaires PBC : d'après ce Palmarès 2013 dressé par le site de recherche d'emploi Careercast.com, sur plusieurs critères (perspectives d'emploi, conditions de travail, salaire...), le métier de "reporter" occupe la 200ème places sur 200 ...

La confiance, clé du malaise ambiant ?

 

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/management/avant-de-solliciter-la-confiance-des-actionnaires-il-faut-meriter-la-confiance-des-salaries-6276.php?xtor=EPR-101-%5BNL_13h%5D-20130423

 

Commentaires PBC : nous sommes de plus en plus nombreux à penser que la confiance est la - ou une des - clé(s) du malaise ambiant et de l'inefficacité du modèle managérial dupliqué d'entreprises en entreprises ces dernières années; la reconquête du bon sens dans la relation à l'autre, le mal être moral, les dirigeants qui ne véhiculent pas l'image de l'entreprise comme une aventure commune, la compression du temps de la réflexion, du dialogue, de l'échange, le leadership qui ne relève pas la tête de ses tableaux de bord ... cet ouvrage est constellé de constats pertinents ..; à lire et faire lire par tous les dirigeants qui pensent que la crise n'est pas passagère et qu'elle mérite qu'on la regarde et qu'on la traite en mettant "vraiment" l'homme (et la femme) au coeur de l'entreprise 

La communication peut tuer le message

 

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130418trib000760270/affaire-cahuzac-le-dangereux-cocktail-du-pathos-et-de-la-communication.html#xtor=EPR-2-%5BLactu+du+jour%5D-20130419

 

Commentaires PBC "A partir du moment où une démarche est décryptée comme de la communication, que la prestation est visible, le message est mort", analyse Didier Heiderich, Président de l'Observatoire international des Crises ... et il a bien raison ! En cette période de défiance, il va falloir songer sérieusement à un retour aux basics : ne pas mentir, ni sur les faits ni sur les sentiments, si ce n'est dire toute la vérité.

La vie des entreprises et la philosophie

 

http://www.thibaud-briere.com

 

Commentaires PBC : le site d'un professionnel qui conjugue avec bonheur la vie des entreprises et la philosophie : un peu d'air et d'espace dans ce monde qui cherche tout et son contraire : le profit et la morale par exemple ...

La fin annoncée de la TV

 

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202693050264-les-americains-delaissent-leur-ecran-de-television-556526.php?xtor=EPR-1500-[lesechos18]-20130409-[s=461370_n=3_c=304_]-1680730[_SDV]@1

 

Commentaires PBC : évolution inéluctable, comme il y a 15 ans pour le téléphone portable, car elle est le fait des jeunes, célibataires et des sans enfants et elle résulte à la fois des difficultés des chaines câblées à être compétitives (sur le plan économique et sur celui des contenus) par rapport à l'offre du net; un gros risque sur le modèle économique de la télévision et ses recettes publicitaires... 

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